· Le Mandragore, le prix du secret – Paris 18eme ·

infos


23 avenue Junot 75018 Paris
Ouvert du mercredi au vendredi de 19h30 à 23h00, le samedi de 10h00 à 14h30 et de 19h30 à 23h et le dimanche de 10h00 à 14h30

Metro
Ligne 12Lamarck – Caulaincourt

dans l'assiette

Volaille, carotte et orange, olive et romarin
Saumon mi-fumé, foin, chou-fleur, aquavit, confiture de lait
Lapin, blette, zita, cacao, piment d’Espelette
Cabillaud de ligne, asperge verte, fève, thé matcha, mizuna
Chocolat du Vietnam 73%, meringue noisette, limon cress
Mangue, fruit de la passion, sésame noir

galerie

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avis

Depuis l’expérience du Shu où nous avions été charmés par son entrée secrète, la tranquillité du lieu et la finesse de ses plats, j’avais envie de réitérer la découverte d’un restaurant un peu haut de gamme et préservé de la foule parisienne. En cette soirée du mois de juin, j’avais donc réservé pour dîner dans le « très secret » restaurant de l’Hôtel particulier à Montmartre, Le Mandragore.
Aux premiers abords, le lieu tient toutes ses promesses. Depuis la rue, difficile de savoir qu’un hôtel particulier se trouve à cette adresse. Aucune indication, sauf si on y prête un peu plus attention, la petite sonnette à gauche de la grille en fer forgé qui donne sur un accès privé. Après être entré dans ce sas, puis avoir emprunté une allée pavée, on pénètre finalement dans l’Hôtel particulier. Face à cette bâtisse bourgeoise du 19ème surplombant des jardins verdoyants, force est d’avouer que le cadre est assez exceptionnel. C’est le paysagiste du jardin des Tuileries, Louis Benech qui aurait dessiné ces jardins qui s’étendent sur 900 m2 et d’où il se dégage une atmosphère calme et romantique. L’hôtel abrite cinq suites et un bar à cocktails musical en sous-sols, le Très Particulier, qui donne des concerts live DJ tous les vendredis soirs.
Si la météo fut assez clémente pour nous permette de diner à l’air frais, à l’intérieur, la décoration chic et chaleureuse vaut également le coup d’œil avec ses salons feutrés, sa cheminée, la tête de cerf empaillée, la moquette et les fauteuils en velours.
Mais passé l’enchantement de notre arrivée, on se sent rapidement moins à l’aise. L’accueil de la serveuse un peu trop solennel à mon goût sonne faux et une fois installés à notre petite table, l’ambiance romantique retombe vite entre les tables silencieuses.
Qu’importe, pour ne pas rester sur cette première impression, nous regardons la carte de plus près : « Le chef Thibaut Spiwack vous invite à parcourir le monde, de la France à l’Ile-de-la-Réunion en passant par l’Italie ou le Japon ». Le Chef passé par l‘école Ducasse, le George V et le Jules Verne propose un programme assez sophistiqué avec des associations de saveurs audacieuses (cacao-piment d’Espelette ; saumon-confiture de lait) qui semble fort appétissant. Nous choisissons le « petit » menu et pour rester dans les conventions, c’est poisson pour madame et viande pour monsieur.
Après, un petit hors d’œuvre servi pour nous faire patienter, viennent les plats. Pour ma part, j’ai été globalement assez déçue. Malgré l’originalité recherchée sur le papier, je n’ai pas été transcendée par la finesse des mets et je m’attendais à beaucoup mieux – vu les prix. Les portions sont « parcimonieuses » et la présentation dans l’assiette ne donne pas vraiment envie. Ma plus grande frustration reste le cabillaud « cru à cœur » qui était crû-tout-court et complètement froid, au point que j’ai dû me battre pour le détacher de l’arrête principale. La serveuse m’a assuré que c’était normal…
Enfin, pour la petite anecdote, ce soir là, il y avait vraisemblablement du grabuge en cuisine et nous avons entendu depuis le jardin le chef et son pâtissier – selon la serveuse – hurler à plusieurs reprises. Une petite distraction dans notre repas, tout de même pas très professionnelle, à laquelle je rajouterai la longue attente pour régler l’addition, notre serveuse ayant disparu et l’hôtesse d’accueil ou les autres serveurs ne pouvant pas nous encaisser.
Bref, vous l’aurez compris, le charme de l’hôtel particulier n’auront pas suffit à combler mes attentes ni à faire remonter la cote du Mandragore dont je suis ressortie désenchantée. A faire, pour les amoureux de Montmartre et pour tous ceux qui recherchent l’intimité.

finances

Le Mandragore propose le choix entre un menu avec entrée, plat et dessert à 58€ ou un menu à 5 services à 72€.

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